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Circuit Touristique du Centre Ancien de Pierrelatte

Visite du centre historique de pierrelatte : vous retrouverez sur chaque lieu une plaque explicative, bonne visite
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VISITE DU CENTRE ANCIEN DE PIERRELATTE
Départ de l'Office de Tourisme


1 = PIERRELATTE
Le territoire de Pierrelatte occupe la majeure partie de la plaine alluviale, formée par le Rhône au sud du défilé de Donzère.
Sa superficie actuelle remonte à la formation des départements en 1791. 
Une communauté d’habitants s’établit à l’abri du Rocher millénaire à partir du Moyen Âge mais dès l’Antiquité la plaine est exploitée.
Au XIXe siècle, un certain nombre de granges ou de fermes deviennent de véritables petits châteaux.
Mais le développement de Pierrelatte va surtout de pair avec de grands aménagements comme : la route royale (dès 1758), la future RN7, le chemin de fer (dès 1855), le canal de Donzère-Mondragon (1947-1952), l’autoroute A7 (1963-1964) et le site « nucléaire » (à partir de 1959).

2 = LA TOUR DU REMPART SUD 

Pierrelatte a disposé de deux remparts successifs au cours du Moyen Âge.
Le second que l’on doit probablement au Dauphin Louis, futur Louis XI, seigneur de Pierrelatte à partir de 1450 et à ses successeurs, englobe ce que l’on appelle communément la « Vieille Ville ». 
Des tours qui le jalonnaient, une seule a subsisté rue des Remparts du Midi. Cette dernière servit un temps de dépôt mortuaire pour l’Hôpital-hospice qui occupait une bonne partie de la place actuelle.
Quelques autres pans de murs de cette deuxième enceinte sont encore visibles rue des Remparts du Nord et de l’Ouest.

3 = LA CHAPELLE DES PENITENTS
C’est le plus ancien monument religieux conservé à Pierrelatte.
Il fut probablement construit au XIIe siècle. 
A l’origine, cette chapelle est avant dédiée au cimetière attenant.
Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’elle prend le nom de Chapelle des Pénitents auxquels elle est affectée.
Ces confréries catholiques composées de laïcs, apparaissent dans notre région au lendemain des guerres de religion.
Les Pénitents de Pierrelatte sont dits « blancs » d’après la couleur du costume fait d’une tunique longue, d’une corde nouée en tresse en guise de ceinture et d’une cagoule pointue.
En 1846, le cimetière toujours adjacent est abandonné et désaffecté. Il est vendu avec la chapelle par lots.
La commune redevenue propriétaire, la restaure et lui remet un toit en 1960.
Aujourd’hui, cette chapelle sert de lieu de spectacle et de réunion.

4 = LA RUE D’AMOUR
Le nom de cette rue fait immanquablement penser à la tradition de l’ « amour courtois » qui se développa à partir du XIIe siècle. L’étroitesse et le tracé en baïonnette de cette ruelle font aussi penser au Moyen Âge, du moins à une certaine imagerie des bourgs médiévaux.
En 1844, cette rue s’appelle en fait rue Deslonges. La rue d’Amour existe bien néanmoins. C’est une impasse qui ferme la rue Deslonges côté sud et permet d’accéder à la place Paleyris.
Impasse, ruelle, autant de lieux propices, il est vrai, quelle que soit l’époque, à des rencontres amoureuses.

5 = L’EGLISE SAINT JEAN BAPTISTE 
Cette église paroissiale, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, est édifiée entre 1847 et 1853 à l’emplacement de la précédente construite au début du XVIIe siècle.
Dans cette vaste église, adaptée à une population disposant d’une unique paroisse, est visible, à l’intérieur, sur le mur nord « la multiplication des pains », tableau peint en 1748 par Pierre Jacques Cazes, né à Paris en 1676, reçu à l’Académie dès 1703.
Au sud de la place, la cure s’installe à partir de 1874 dans les bâtiments situés après le portail dont les piliers d’encadrement sont surmontés de curieuses figures géométriques. Antérieurement, dans une partie de ces mêmes bâtiments étaient installés des Pères Récollets venus pour la première fois à Pierrelatte, pendant l’épidémie de peste en 1652. 

6 = LE MUSEE MUNICIPAL YVON GUERET
A l’entrée du théâtre du Rocher, dans cet édifice transformé en prison en 1785 comme en témoignent à l’intérieur, graffitis, barreaux et portes, est installé depuis le 30 juin 1989 le Musée Municipal.
Il porte le nom de son fondateur, Yvon GUERET, qui en a également constitué les collections, initialement présentées dans la Chapelle des Pénitents. Elles sont à dominante paléontologique, archéologique et minéralogique.
Une maquette représentant le Rocher, le château qui le couronnait et la ville ancienne, constitue un autre point d’intérêt permettant de mieux saisir ce que put être Pierrelatte au Moyen Âge.
Au premier étage de ce lieu se trouve la crèche provençale d’Yvon GUERET confectionnée par lui-même et son épouse. Elle représente un village provençal animé constitué d’environ 240 santons.

7 = LE ROCHER – ESPACE CULTUREL ELIE DURAND 
Un géant, que Rabelais nomma plus tard Gargantua, venait d’un pas de franchir les Cévennes, quand il sentit une gêne dans sa botte sur la « Dent de Rez ». Il ôta son soulier et y trouva un caillou qu’il lança par-dessus le Rhône. Notre Rocher calcaire était né !
Cette « pierre large » (petra latta) donna son nom à Pierrelatte.
Un château y est édifié, attesté au XIIIe siècle. Très remanié à partir de 1450, il est progressivement démantelé dès 1633.
Le Rocher est exploité intensivement comme carrière de pierre entre 1813 et 1913. Racheté par la commune en 1919, il est classé « site naturel de caractère artistique » en 1921. 
Cette même année, les Comédiens Français viennent y interpréter les grandes pièces du répertoire théâtral classique.
Actuellement, dans l’enceinte du Rocher des évènements y sont organisés.

8 = LA PORTE DES GOUVERNEURS
De l’important hôtel particulier situé face à l’entrée du Rocher de Pierrelatte, ne subsiste de significatif que la porte cochère. 
A l’origine, elle ouvrait sur une cour intérieure permettant d’accéder à un important logis desservi par un large escalier à vis. Deux fenêtres à croisées en sont encore visibles.
Cette porte, surmontée d’un fronton qui lui donne l’aspect d’un petit arc de triomphe antique, date probablement de 1548. La tradition en fait, en premier lieu, la demeure des Gouverneurs de Pierrelatte sous l’Ancien Régime. Plusieurs y résident effectivement mais au XVIIIe siècle. L’édifice est probablement l’œuvre du Baron de la Garde, Antoine Escalin des Aimards, seigneur de Pierrelatte de 1543 à 1548.

9 = LE PUITS 
De passage à Pierrelatte, Aymar du Rivail (1491-1548) rapporte que l’on y trouve des puits et une fontaine d’eau vive (Voir n°14).
Notre puits public en fait-il partie ?
Son positionnement à l’intérieur du premier rempart laisse augurer une origine ancienne. 
En 1839, la ville dispose de sept puits que l’on équipe de pompes protégées par des niches en pierre. En 1894, il est fait état de dix bornes fontaines complémentaires. 
L’aménagement du canal de Donzère-Mondragon (1947-1952) entraîne un certain assèchement des puits. Le premier véritable réseau d’eau potable (avec le château d’eau dans le Rocher) se concrétise d’ailleurs au lendemain du chantier du canal.

10 = LA TOUR DE L’HORLOGE ET L’INSCRIPTION LAPIDAIRE
La tour de l’horloge, symbole communautaire, est édifiée dès 1820. Il s’agit de remplacer celle chancelante, placée sur la porte du premier rempart de la ville au débouché de l’actuelle rue de Berne. Des exemples proches de même fonction existent à Donzère et à Grignan.

Rue Jean Bringer, une inscription lapidaire datée de la fin du XIe siècle ou du début du XIIe siècle commence ainsi :
« B.Tapias donavit caritati 
locum unius arche in domo sua
……………dominis……»
Il semble ainsi qu’un dénommé « Tapias ait donné à une institution charitable la place d’une arcade dans sa maison », avec le consentement des « seigneurs ».
Cela semble montrer qu’une communauté organisée d’habitants existe bien à cette époque.

11 = LE PRIEURE
Cette maison est peut-être la plus ancienne aussi bien conservée dans son ensemble à Pierrelatte.
Gargouilles, corbeaux et coquille au-dessus de l’entrée, fenêtres ouvrant sur l’escalier intérieur, datent au moins du XVe siècle. Tandis que les fenêtres extérieures et l’escalier intérieur datent probablement des XVIIe – XVIIIe siècles.
En 1674, l’édifice est cédé à la commune qui l’affecte au logement d’un dénommé Frollin prieur-curé de son état et confesseur du prince de Conti alors seigneur de Pierrelatte.
La maison sert ainsi de presbytère, deux siècles durant, jusqu’en 1874. Elle abrite ensuite l’école laïque de filles jusqu’en 1885.
En juin 2012, une partie du bâtiment a été réaménagée pour accueillir l’espace Conti.

12 = LA PLACE XAVIER TAILLADE
Le premier véritable Hôtel de ville se dresse place Xavier Taillade à l’angle de la rue Soubeyrand. Il arbore une belle façade néo-classique datant de 1792. L’actuel Hôtel de ville dans un style résolument moderne, dû à l’architecte Maurice Biny, date de 1977.
Cette place sur laquelle donnent notamment quelques belles maisons aux fenêtres cintrées du XVIIIe siècle, est probablement formée initialement au XVe siècle. Elle devient le cœur du bourg en extension, qui se voit doté au même moment d’un deuxième rempart. 
Elle est aussi alors la place commerçante par excellence comme en témoigne la halle en pierre mentionnée dès 1611 qui en occupe la majeure partie jusqu’en 1970, année de sa destruction.
Aujourd’hui, elle accueille le marché hebdomadaire le vendredi matin.

13 = LA PLACE DU CHAMP DE MARS
Le Champ de Mars est d’abord le lieu dédié aux démonstrations militaires. Sans être ville de garnison, Pierrelatte voit de nombreux passages de troupes jusqu’à la Révolution. Diverses compagnies de régiments d’infanterie sont cantonnées à Pierrelatte pendant la Première Guerre Mondiale. Des unités italiennes puis allemandes occupent la ville pendant la Seconde Guerre Mondiale.
En 1844, il est déjà bordé de platanes et longé au nord par le Beal des Moulins (recouvert depuis). Ce canal de dérivation des eaux de la Berre alimentait entre autre le moulin à eau de Pierrelatte et les filatures qui lui succèdent dont les derniers bâtiments disparaissent en 1985, sur l’actuelle place Pompidou.
Aujourd’hui, de nombreuses manifestations y sont organisées ainsi que le marché hebdomadaire le vendredi matin.

14 = LE LAVOIR
Le premier lavoir en ce lieu remonterait à 1780. Il utilise peut-être déjà les eaux d’une « fontaine d’eau vive » voisine. En 1691, elle est encore la seule fontaine publique de la cité.
Le lavoir actuel résulte de réparations en 1821. Il est doté de quarante places. Les piliers de soutien de sa toiture, en pierre dite de Saint-Restitut, datent de 1863. 
L’eau s’évacue vers l’Ouest dans un petit cours d’eau appelé « Petite Berre » ou « Berre de Sérignan » nourri de sources de la plaine du Nord-ouest. Plus au sud, il rejoint le Beal des Moulins avant de disparaître dans le Rhône. 
Deux autres lavoirs, aujourd’hui disparus, sont aménagés place du Champ de Mars et place du Fanjas en 1922 et 1933.

15 = LA GRAND’ RUE
Cette voie devient l’axe principal de la cité au XVe siècle.
Vers 1758, elle est intégrée à la nouvelle route royale qui passe par Pierrelatte.
Au n°71, la maison avec sa façade en retrait de la rue est agrémentée de cartouches aux linteaux des baies et d’une porte-fenêtre. Elle appartient en 1714 à Estienne Faure, avocat. Vers 1740 lui succède Louis Faure, juge royal.
Au n°54, le presbytère actuel est décoré sur sa façade de masques. Il appartient aux Dufaure de Montjau jusqu’en 1749, puis en 1781 à François Laurent de Pontbriand, Maréchal des Camps et Armées du Roy.
En 1828, Aimé Brisset, futur Maire, se porte acquéreur. Son fils en fait don à la municipalité en 1884. On y installe l’école Saint Michel en 1885. Cette dernière déménage vers 1965 à son emplacement actuel.
De nos jours, elle est une rue commerçante.

16 = LE MOULIN A VENT
Il est construit vers 1839 par Jean François Pellegrin, boulanger de son état. Mais sa période d’activité est courte puisqu’en 1880 il est qualifié d’écurie. Son arrêt prématuré serait la conséquence de l’accident mortel dont est victime en 1869 le dernier exploitant, Jean Pierre Pommier, meunier et gendre de Pellegrin.
Ce moulin est de style et de fonctionnement provençal. En 2012, il est entièrement restauré et retrouve tous ses « artifices » : ailes, toiture en retrait, arbres, rouet, lanternon, etc.
A proximité sous l’avenue, coule jusqu’en 1963, le canal dit « de Pierrelatte », premier canal de dérivation des eaux du Rhône, initié en 1689 par le prince de Conti, alors seigneur de Pierrelatte.

17 = LE PREMIER REMPART

Ce haut mur est un vestige du premier rempart de la cité qui pourrait remonter au XIIe siècle. Dans la rue de l’Archange, il subsiste également une tour.
Côté ouest et intérieurement, cette tour a conservé son parement de pierres en partie taillées, disposées assez régulièrement. On remarque aussi la porte d’accès à l’étage.
A l’intérieur, les murs sont partiellement couverts de graffitis, résultats d’incisions dans la pierre, dont une représentation de ce qui semble être une arbalète (emblème actuel de la ville). On y voit aussi des empreintes de chaussures et de croix reposant le plus souvent sur une sorte de socle symbolisant peut-être le Golgotha à Jérusalem. 

 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

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